Ces entrepreneurs genevois qui disent OUI à l'économie verte

A PROPOS

Date de parution: 
21 septembre 2016
Source: 
La Tribune de Genève
Thématiques: 
Développement durable
Thématiques: 
ESS
Des acteurs de l'économie genevoise appellent à voter OUI à l'initiative pour une économie verte. Par leur activité, ils démontrent qu'un changement est possible.

Votations du 25 septembre. Malgré les consignes de vote des organisations faîtières, des acteurs locaux encouragent à voter oui le 25 septembre.


Alexandre Patti, responsable environnement et énergie à Infomaniak, René Longet, Carole Z'graggen Linser, codirectrice d'Ecoservices SA et Fabien Claret, cofondateur de la Brasserie du Père Jakob soutiennent que "notre économie est tout à fait capable de relever ce défi". Image: LDS

Par Luca Di Stefano

Ils hébergent des sites Internet, œuvrent pour la santé et la sécurité au travail ou produisent de la bière. Alexandre Patti, responsable environnement et énergie à Infomaniak, Carole Z’graggen Linser, codirectrice d’Ecoservices SA, et Fabien Claret, cofondateur de la brasserie du Père Jakob, ont décidé d’afficher leur soutien à l’initiative pour une économie verte soumise au peuple le 25 septembre. Par la même occasion, ces acteurs du tissu économique genevois fustigent «le lobbyisme» des représentants des milieux économiques que sont EconomieSuisse ou la Fédération des entreprises romandes (FER), qui jugent l’initiative des Verts «trop extrême».

Entourés de David Hiler, ancien président écologiste du Conseil d’Etat, et René Longet, ancien maire d’Onex, député et conseiller national socialiste, les responsables d’entreprises ont tenu à présenter leurs pratiques quotidiennes et «durables». Celles-ci s’inscrivent dans le contenu de l’initiative populaire fédérale qui vise, notamment, à diviser par trois notre empreinte écologique d’ici à 2050. Un exemple concret? Dans un bâtiment agricole de Soral, les brasseurs de la bière du Père Jakob – 115 00  litres produits en 2015 – vendent exclusivement des bouteilles de 1 litre consignées. «On est à l’opposé des règles économiques classiques, mais cela nous paraît cohérent et on ne compte pas transiger sur nos principes», fait remarquer Fabien Claret.

L’autre argument de ces entrepreneurs: le capitalisme «vert», ça marche. «Nos économies d’énergie basées sur le long terme nous ont permis d’engager du personnel», note pour sa part Alexandre Patti, d’Infomaniak, spécialiste du Web carougeois qui compte désormais 70 collaborateurs. Enfin, la question de l’équité motive cette prise de position. «Avec des règles claires, les entreprises respectueuses de l’environnement deviendront plus concurrentielles», soutient Carole Z’graggen Linser, par ailleurs présidente de la Chambre de l’économie sociale et solidaire, pour qui «notre économie est tout à fait capable de relever ce défi». (TDG)

(Créé: 15.09.2016, 17h50)